juin 11
Passer de Windows à Linux : des choses à savoir
Beaucoup d’entre vous êtes Windowsiens, d’après mes statistiques 66%, certains d’entre-vous êtes sans doute tenté de migrer sous Linux. Voici un texte qui vous concerne en premier lieu, plus que ceux qui souhaite juste tester une distribution. Il y a un monde entre tester et migrer, tester c’est très simple, migrer réellement demande plus d’effort et de sacrifice.
1- Il faut savoir lire.
Vous pensez peut-être que je vous prends pour des cons en disant ça mais il est indispensable avant de migrer sous Linux de savoir bien lire, il y a beaucoup d’explications techniques au sujet de Linux et il ne s’agit pas de les survoler, lors d’une installation il faut réellement les lire et appliquer chaque étapes. En fait il n’est pas très important de comprendre ce que vous êtes en train de faire, vous le comprendrez avec le temps, l’essentiel est que la procédure fonctionne alors appliquez là !
2- Pas d’équivalence, de la nouveauté.
C’est sans doute le point le plus important. Souvent le premier réflexe d’un nouvel arrivant sous Linux est de rechercher des logiciels équivalent à d’autres sous Windows, c’est la pire des choses ! Il faut aborder chaque logiciel en voyant ses avantages et ses inconvénients et non pas en regardant son fonctionnement par rapport à tel autre. Un exemple, Nero, il existe une version de Nero sous Linux mais il existe surtout K3b qui est un super logiciel très simple d’utilisation mais totalement différent de Nero. Chez les débutants, il y a MSN, pratiquement tous installent aMSN un logiciel très proche de MSN, une copie pratiquement. Ne cherchez pas les copies ! Elles sont toujours moins bonne que les originaux. A la place passez sur un logiciel vraiment linuxien, Kopete par exemple ou Pidgin. En plus de vous connectez sur MSN vous pourrez vous connecter sous tout type de compte et ainsi diminuer le monopole de Microsoft ! Cependant si vous utilisez les fonctionnalités avancées de MSN alors là oui vous pouvez/devez utiliser aMSN mais c’est tout.
3- La compatibilité matériel
Linux n’est pas un système pour les vieilles machines ! Certes il est possible de le faire tourner dessous mais en faisant de gros sacrifice et encore … Il est illusoire de croire que tout le matériel passe sous Linux, il faut investir un peu pour migrer sans problème. Les imprimantes par exemple, il faut faire très attention car la liste n’est pas aussi longue que le catalogue des fabriquants, après il y a tout le matériel un peu spécial type lecteur de carte, parfois toutes les cartes ne passent pas etc etc … Bref c’est parfois le bordel et il ne faut pas gueuler sur Linux mais plutôt sur les fabriquants qui ne jouent absolument pas le jeu. Lors de l’achat d’une machine pour Linux achetez du matériel relativement classique et vérifiez la compatibilité des périphériques sur Internet (ne demandez pas à des vendeurs dans des Fnac surtout !!!)
4- Mettre sur un pied d’égalité les deux systèmes
Il est également important si vous faites un test très avancé en vue d’une migration de mettre Linux sur un pied d’égalité avec Windows. Il n’est pas possible de comparer un système qui tiens sur 20 Go de disque dur avec un home sur la même partition que le système avec un autre système qui se répartie sur 100 Go avec des partitions pour son système partout. Obligatoirement vous ne pourrez pas comparer. Toujours en citant des exemples, si vous utilisez aujourd’hui ma machine sous Windows vous allez la détester ! Elle est super lente, l’interface est laide, rien n’est trié, et en plus Windows a que très peu de place. En revanche sous Linux tout fonctionne parfaitement, le système est tout neuf, j’ai de l’expérience maintenant et cela se ressent. C’est propre, trié, rapide sous KDE. Mais sous Linux c’est pareil, si vous lancez mon Gnome, c’est également une horreur, le clavier ne fonctionnait même pas un temps
je ne sais pas ce que j’ai fait mais je n’ai pas regardé. Bref il faut vraiment mettre sur un pied d’égalité pour comparer.
5- Ne pas négliger la rapidité de développement
Autre erreur à ne pas faire c’est de se dire “j’ai testé Linux il y a 2 ans, c’est de la grosse merde !” Il y a 2 ans je n’étais pas non plus Linuxien, j’avais de gros problème, mes drivers de modem étaient à compiler, etc … Pourtant maintenant tout est bien plus simple. La vitesse où Linux évolue est énorme, même si il y a souvent que peut de différence entre 2 versions d’une distribution, petit à petit on arrive à de très progrès au fil des ans.
Voilà ! j’avais ce billet dans un document depuis plusieurs semaines sur un coin de mon disque dur et je crois qu’il y a des points intéressants, assez pour le publier en tout cas.
Terminé à 19h10 le 10 juin sur la voie ferrée entre Landerneau et Pont de Buis (petit souvenir perso
)

juin 11th, 2007 at 18:43
Moi j’ai testé ubuntu , et ce qui me fait rester sous windows :
- l’habitude de mon logiciel de developpement web
- pas de pilotes pour ma cle usb tnt (je l’ai pas choisie)
- galère pour le bi-ecran
- galère pour le wifi
J’ai toujours ubuntu en dual-bot mais je m’en sert jamais :/
Ron
juin 11th, 2007 at 19:01
Bravo, très bon post ! Je suis un peu dans le cas de “j’ai testé Linux il y a 2 ans, c’est de la grosse merde !” (pour shématiser :D) sauf que je me soigne ^^.
Je n’ai jamais réussi à installer Kubuntu en Dual Boot, pourquoi et bah ? L’install à toujours bloqué à 83-84 % :’(
juin 11th, 2007 at 19:14
D’accord avec toi pour l’ensemble des points sauf peut-être le 2. Pas évident de passer d’un OS à un autre, pas exactement le même fonctionnement pour tout etc.
Ubuntu edgy avait des bugs avec ma carte (ATI : ( ) puis avec mes ports USB sur mon portable…avec Ubuntu Feisty : c’est nickel et à l’inverse de Ron je suis sous dualboot XP /Ubuntu 7.04 et je vais dorénavant très peu sous Windows (mais je n’utilise pas de logiciels type photoshop non plus
)
Pour moi le fait de chercher des logiciels similaires à ce que je connais sous Windows, ne m’empêche pas de découvrir d’autres logiciels sous Linux qui me conviennent mieux.
J’appuie à fond sur le dernier point…les progrès sont rapides et
Plein de lectures comme ton billet : ) sont dispos sur le net, comme le site passeralinux.fr:

http://www.passeralinux.fr/
juin 11th, 2007 at 21:58
J’ai testé linux sur une machine dédiée il y a 2 ans je crois.
une red hat… J’ai rapidement abandonné car de mon point de vue de simple utilisateur c’était un retour dans le passé, genre windows 3.11 avec un look xp. Les commandes en ligne façon DOS pour installer quelque chose, les galères avec samba, les commandes avec le point à ne surtout pas oublier ont tué mon envie.
juin 11th, 2007 at 22:40
très bon billet, surtout le n°1 qui est malheureusement trop souvent négligé et qui permet bien souvent de rendre la tache beaucoup plus facile vu que ceux qui écrivent les docs donnent l’écrivent du point de vue de l’utilisateur ce qui donne souvent plein d’astuces
juin 12th, 2007 at 10:21
Woah, que de commentaires ! moi qui trouvait cet article assez moyen
mais c’est vrai j’insiste sur des points qui sont souvent assez peu traité ou pas de ce point de vu.
juin 12th, 2007 at 11:32
si si, tu as eu raison de le poster
c’est des choses un peu évidente que tu soulignes mais c’est quand même important de s’en rendre compte quand on se pose la question de migrer ou pas.
C’est pas quelque chose d’anondin et comme tu le dis, ça demandes quelques sacrifices
et je pense que beaucoup ont essayé de migrer (comme moi) mais ont abandonner car ne s’étaient pas rendu compte de l’ampleur du truc
juin 13th, 2007 at 14:17
J’avais laissé le dual boot sans utiliser linux ubuntu car je n’arrivais pas à faire fonctionner mon dongle usb. Un jour, après un énième bloquage sur xp (même avec un bon entretien il devenait de plus en plus lent…), j’ai voulu faire une dernière tentative d’essai pour mon dongle et… coup de chance je tombe sur un super post sur le forum ubuntu qui n’y était pas il y a quelques mois. Aujourd’hui, tout marche à la perfection, après la mise à jour vers Feisty, je trouve mon PC plus rapide et je rechigne à retourner sous windows à l’école ou pour mettre des nouveaux morceaux sur mon baladeur.