Je dois avoué, j’ai abandonné l’usage de Compiz depuis Beryl. XGL ce n’était vraiment pas pour moi et je préfère de loin avoir une interface un peu moins user-friendly pour une machine plus rapide. Cependant hier, ou plutôt ce matin j’ai lu que AMD avait publié la version 8.1 des drivers Catalyst, dans un élan de folie me voilà parti pour les tester.
Le support de la Composite indispensable pour avoir un bureau 3D avec AIGLX n’est pas une nouveauté de cette version mais je ne sais pas qu’elle version j’avais avant, en tout cas rien ne fonctionnait.
A la recherche des drivers de l’arche perdue
Bien sûr lorsque des drivers viennent d’être publié ils n’arrivent pas directement dans les dépôts de la distribution, il faut soit patienter, soit se compliquer la vie, étant un être complexe (par opposition aux nombres réels), j’ai pris la seconde solution. Direction donc le site d’Advanced Micro Devices et la page de téléchargement des drivers ATI Windows/Linux.
Linux x86 => Mobility Radeon => Mobility Radeon X1400
Impec !, 50 Mo de téléchargement plus tard j’ai un *.run et aucune idée de la procédure exact à suivre. N’étant pas très friand de la langue de Shakespeare, je me rend directement sur la page dédiée à ATI dans la documentation d’Ubuntu en français. Encore aucune trace des drivers 8.1, plutôt logique. Retour donc sur le site d’ATI et, au bout de quelques minutes je trouve ce lien. Ce dernier détail parfaitement l’installation des drivers sous
Ubuntu Gutsy ! Que demander de mieux ?
Que je te désinstalle mon ancien driver fglrx, que je te désactive le module, l’angoisse monte un peu, il est quand même environ 1h30 du matin, je devais me coucher tôt. Je lance la création des *.deb à partir du *.run de 50Mo, tout fonctionne à merveille. Je t’installe donc les *.deb avec un petit dpkg -i et le tour est presque joué. Il ne reste plus qu’à configurer le driver : sudo aticonfig --initial puis sudo aticonfig --overlay-type=Xv.
Écran Noir !
1 seconde, 2 secondes, 5 secondes, toujours rien. Je reste donc appuyer sur le bouton power en attendant que les led de mon laptop s’éteigne. Grosse angoisse ! Je relance la machine. Comme d’habitude depuis que j’ai Gutsy, pas d’usplash (la barre de progression) mais un écran noir, temps interminable, il lance une vérification d’une partition (toujours au bon moment …). Génial, KDM apparait, une session KDE se lance 5 secondes plus tard comme d’habitude et la résolution est toujours la bonne, 1440×900.
Ouf. Ai-je l’accélération 3D ? Alt+F2 => Konsole => glxinfo | grep rendering Yess ! C’est bon.
A la conquête de Compiz.
Fier de mon coup me voilà parti à la conquête du Saint Graal voulant faire faire un Waaaah à un kikoolol dont Vista est le “mEiLleuR SysTèMe de ThE MoRt qui Tu(ToI)”. Compiz étant installé de base sous Ubuntu Gutsy, je me lance : Atl+F2 => compiz => Enter. L’écran saute, un peu de noir et rapidement je retrouve un konqueror étonnement en plein écran … Kicker reprend cependant sa place quelques secondes plus tard et je suis contraint de constaté que Compiz a crashé et Kwin (le gestionnaire de KDE) n’a pas repris la main. Et oui, j’ai fait le fou, je n’ai pas été lire la documentation. Ne connaissant pas la commande de restauration (en fait un kwin --replace aurait fait l’affaire) je décide de couper le serveur X avec le Ctrl+Alt+Suppr de Linux, le fameux Ctrl+Alt+Backspace. Le serveur X commence bien à se couper mais KDM ne réapparait pas, seul solution, le bouton Power.
Gnome, meilleur que KDE ?
Au démarrage je décide de passer sous Gnome, compiz à toujours mieux fonctionné sur cet environnement graphique donc autant aller au plus simple. Avant de tenter la moindre manipulation, je me rend sur la documentation à la page dédiée à Compiz sur Ubuntu-fr. Mais il y a plein de chose que je n’ai pas fait avant
Petit coup de gksudo gedit /etc/X11/xorg.conf, tout semble bon, je coupe le serveur X comme un barbare (soundex(barbare) == soundex(Windowsien)) : Ctrl+Alt+Backspace. Comme au redémarrage précédent, KDM ne se relance pas. Je redémarre, je lance Gnome et je ne me souviens plus parfaitement mais je me décide à repasser à GDM. Je retouche un truc ou deux et je me retrouve à pouvoir déformer ma fenêtre comme si je déformais une feuille de papier !
Eurêka !
Je n’utilise plus Gnome depuis plusieurs mois maintenant, il faut donc faire fonctionner Compiz sous KDE. Il commence à être vraiment tard et l’envie de dormir se fait sentir. Compiz sous KDE ça n’a jamais été la panacée pourtant, tant qu’à être dingue autant l’être vraiment. Je remets KDM dpkg-reconfigure kdm. J’essaye de lancer Compiz, en vain. Direction un moteur de recherche de qualité, donc l’indexation est très rapide : Google. Il existe un paquet kde-compiz ! Il doit surement servir et m’aider. sudo apt-get install kde-compiz. Et je retest, Alt+F2 => compiz. Excellent ! Je suis un génie (ou plutôt je sais lire).
On y est presque
Je commence donc à un peu utiliser ma machine, Firefox parait assez lent, je regarde donc dans les forums et je constate que plein de monde se plains et que personne n’a la solution. En même temps j’apprends que pour repasser à kwin il suffit de faire dans un shell kwin --replace et pour repasser à compiz compiz –replace. En gros en 5 secondes je passe d’une machine lente avec effet à un machine rapide sans effet et vice versa. Je décide de redémarrer pour voir si compiz se lance au démarrage ou pas. Catastrophe, la machine ne s’éteint plus si on fait la procédure normal. Bouton Power, une fois de plus, une session KDE se lance avec Compiz, bon je me pose juste la question de savoir comment je vais faire pour le désactiver si je ne peux éteindre ma machine normalement. Il est trop tard, sudo shutdown -P 0.
Fin de l’histoire, histoire pratiquement terminée.